J’ai commencé la sculpture pendant les premières années de mes études. Mes nombreux déménagements m’ont amenée à suspendre cette pratique, mais je l’ai retrouvée avec un très grand plaisir depuis que j’ai vidé mes cartons dans un chez-moi durable. Aujourd’hui la sculpture a pris toute sa place dans mon atelier et dans mon emploi du temps.

Je travaille simultanément sur mes inspirations personnelles et sur des commandes. Dans ce second cas, l’échange avec les commanditaires précède la mise en œuvre et se poursuit tout au long de la réalisation avec des photos envoyées au fur et à mesure.


Il fut un temps où mon motif de prédilection était les éléphants. Au cours d’un stage de sculpture sur granit dans une carrière, j’ai réalisé deux sculptures. Le Grand Éléphant debout dans un carottage et le Petit éléphant dans les pattes de sa mère sur le thème « sculpture monumentale ». Plus tard j’ai sculpté le Crâne d’éléphant dans un bloc de pierre calcaire.


Lorsque je disposais d’un espace suffisant, j’ai laissé libre cours aux inspirations nées de mon goût pour les ruines de constructions en pierres sèches. Leur charge poétique, leur inclusion dans les paysages ont donné lieu à ces installations évoquant la mobilité empêchée ou l’abri précaire.