Mon travail est narratif. Lorsque j’empilais des pierres en y mêlant des objets du quotidien, ou que je sculpte un petit bâtiment démoli, je raconte des histoires d’abris précaires, d’habitats délaissés et de gens de passage. Quand je sculpte ou que je dessine un personnage, je cherche à saisir un bout de son histoire à travers sa posture, son regard, son environnement, l’atmosphère qui l’entoure.
Je suis touchée par l’ordinaire, parce qu’il contient ce qui nous rassemble le plus : nos joies et nos adversités, nos souhaits et nos mélancolies, nos projets aussi dérisoires qu’essentiels.
Tout mon travail, et en particulier tous mes écrits sont traversés par ce fil rouge. J’aime raconter le banal et constater qu’il touche, qu’il ravive un souvenir, qu’il occasionne des échanges, qu’il entre en résonance avec d’autres vécus.

EN COURS : « UN BATEAU », SPECTACLE

Un bateau est une histoire qui me suit depuis 1992. D’abord quelques dessins dans un carnet, repris en 1999 pour une édition en 2007. Puis un projet de film d’animation, avec la réalisation de deux animatiques (pré-montages). Et en 2022, la sollicitation de la Compagnie Sans Soucis pour une adaptation à la scène, prévue en 2024. Mes contributions : création en volume de la barque et des personnages, participation à la première résidence de création au Théâtre à la Coque, Centre National de la marionnette à Hennebont.

EN COURS : « DU TERREAU SUR LES GRAVIERS », BANDE-DESSINÉE

Le projet : démarré sur mon temps personnel en 2009, il a été mis entre parenthèses dix ans. Je l’ai repris en 2019, encouragée par la possibilité, puis l’obtention, d’une bourse régionale au titre du FADEL (Fond d’aide au développement de l’économie du livre).
L’histoire : Lucile se retrouve maman solo du jour au lendemain, dans la capitale de province où elle s’est installée en famille deux mois plus tôt. Elle patauge quelques semaines avant de se poser, avec son fils, dans un petit immeuble défraîchi. Derrière chaque porte fermée on devine un filet de télé, une odeur de repas. Tout est normal… pour l’instant.
Où j’en suis : après plusieurs mois de travail sur une première maquette, le projet est parti dans une quinzaine de maisons d’édition. Sans réponses positives, j’ai sollicité l’avis de deux auteurs BD chevronnés. Éclairée par leurs conseils, je cherche désormais à poursuivre mon travail d’écriture dans le cadre de résidences d’auteur.

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